Olivier GUIBERT
dans le personnage de François
Voilà un bref aperçu d’un parcours commun puis artistique de ma vie.
Après 3 ans d’apprentissage de vendeur/magasinier en pièces automobiles, mon côté aventurier fut le plus fort. Je voulais filer la grand-route au volant d’un camion vers le Moyen-Orient. Malheureusement, ce rêve fut vite abandonné, faisant place à une autre réalité. Désormais, j’allais d’emplois en emplois, sans y trouver vraiment ma voix.
Malgré tout, un jour à l’âge de mes 22 ans, le destin m’ouvrit les yeux et, je rencontrais les bonnes personnes qui éclaireraient mon chemin. En conversant avec eux en moins de 5 minutes, tout devenait clair. Je partis un an plus tard à Paris pour apprendre l’art de l’artiste de spectacles à l’atelier Michel Fugain de la danse, du chant, théâtre avec les meilleurs profs. De plus j’avais dégoté un petit job chez Macdo et une bourse en main, tout s’annonçait pour le mieux.
Faux espoir 8 mois après l’école fermait. Puis ce fut le cours Florent, qui m’amena par le biais d’une comédienne à la rencontre de Robert Hossein mais qui laissa tomber le projet de son école. Ensuite je tentais le conservatoire de Paris en vain, pas assez d’expériences mais déjà trop de personnalité, idem pour Patrice Chereau. Puis ce fut l’alternatif, le cirque, la course aux petits cachets figurations, expériences théâtrales, et l’urgence du permis de travail qui s’éteindrait au bout de 18 mois, et l’amertume de ne pas réussir, et de devoir retourner au pays et affronter le regard des autres.
Finalement, ma santé prit les devants et je dus rentrer urgemment en Suisse me faire soigner. Je repris le cours d’une vie trop paisible à mes yeux, je reprenais des forces vivant chez mes parents, travaillant le jour en me motivant, mais le cœur plein de regrets. Je recommençais presque à zéro, en même temps les soirs, je suivis 2 ans et demi des cours et ateliers avec un metteur en scène écossais où l’on présenta 2 pièces" huis clos" et "le roi Arthur". J’enchaînais ensuite 3 ans au théâtre école du Mirier, avec des profs et des disciplines équivalents à l’atelier Fugain. A l’issue de ces 3 années, nous avons présenté une pièce d’un auteur valaisan J.-D. Coudrey intitulée "Damien 1er".
Sorti de là en 1995, je décidais d’aller au-devant de la profession, ce qui ne fut pas facile vu que je n’avais pas fait un conservatoire reconnu. Mais ma foi, mon envie et ma passion étaient plus fortes que tout, beaucoup m’ont fait confiance, M. J. Gardel le premier. Suite à ces 26 années de rencontres, d’expériences et de volonté, c'est maintenant que je commence à voir le bout du tunnel; je suis de plus en plus appelé et reçu dans les auditions comme dans les castings, que ce soit pour le théâtre comme pour le cinéma et surtout, mes premiers amours la comédie musicale et cela aussi grâce au site comédien.ch et de François Rock, que je salue au passage.
O. Guibert



